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Un article présentant  une information intéressante sur la prise en charge bucco-dentaire globale et adaptée au monde du sport.

 


 
Dr Arielle | Revue de presse | La télé et l’enfant

« Télé : attention danger public »

Supplément Science & Techno du Monde du Samedi 8 octobre 2011

 

Les articles et l’interview de Michel Desmurget réalisés par Stéphane Foucart ne cherchent pas à nous culpabiliser, nous parents, mais à nous informer sur les risques (et donc les enjeux) de Santé Publique liés aux heures passées devant la télévision.

Très peu médiatisée en France où l’activité scientifique sur le sujet est quasi inexistante, la recherche portant sur l’influence de la télévision sur le comportement des enfants est beaucoup plus présente dans les pays Anglo-Saxons tels que les Etats Unis, l’Angleterre et le Canada.

Il ne s’agit pas d’être une fois de plus dans une attitude de donneur de leçon ou d’ajouter  des recommandations à celles déjà en cours (portant sur l’alimentation, le sommeil, l’activité physique et sportive …) mais de susciter chez tous une réflexion. Un changement de nos habitudes est-il possible ? Entraînerait-il une amélioration de la qualité de vie de mon enfant et par là même, de ma famille ?

Trois niveaux de conséquences ressortent de ces études et/ou des revues de la littérature citées dans ces articles :

  • Des effets certains sur l’obésité, le diabète de type 2 (non insulino-dépendant) et les risques cardio-vasculaires. Risques indirects en lien avec une sédentarité au cours de laquelle des comportements alimentaires non recommandés sont observés (grignotage, absorption d’aliments riches en lipides et/ou en sucre rapide par exemple).

Est abordée également par Frederick Zimmerman la notion de télévision commerciale et de télévision éducative. La première a pour conséquence le risque d’obésité dont on parle de plus en plus : lien direct avec la visualisation de publicités pour des produits dits obésigènes mais également lien indirect par absence d’activité physique.

  • Une altération des fonctions cognitives et du temps d’attention : l’étude réalisée chez des enfants de 4 ans, par une équipe de l’Université de Virginie (Charlottesville, Etats-Unis) et mesurant les capacités de concentration, la réussite à un jeu d’adresse et de logique montre que le groupe ayant globalement obtenu les meilleurs résultats est celui qui a passé 9 minutes à dessiner (versus un groupe visionnant un programme éducatif et le troisième, un dessin animé « au rythme endiablé ») ;
  • Une influence de la petite lucarne sur les comportements alimentaires, la perception des risques liés au tabac, à la consommation de drogues. Elle change aussi chez l’enfant son rapport à la violence : l’exposition à des contenus violents augmente le risque de comportement agressif chez certains enfants et adolescents, en les désensibilisant à la violence. Cette désensibilisation, selon Zimmerman, les tend à penser alors le monde en termes de violence et de danger.


Reste à évaluer les autres « petites lucarnes » qui sont représentées par les écrans d’ordinateur, de jeux vidéo ou encore les Smartphones. Selon l’American Academy of Pediatrics, un adolescent américain moyen passe à peu près huit heures par jour devant un écran, quel qu’il soit … quand on sait que les Etats Unis ont un peu moins de dix ans d’avance sur nous, européens …

La recherche comportementale devra donc se porter non seulement sur l’écran de télévision mais également sur tous ceux des nouveaux médias en train d’émerger. Il n’est pas rare d’observer un adolescent regarder la télévision tout en répondant à son téléphone portable.

Il ne faut certainement pas bannir la télévision complètement (encore que cela pourrait sans doute se discuter au vu de ce qui est mis en images et accessible aux yeux de tous) mais, gardons un œil et une grande vigilance sur ce que peuvent regarder nos enfants. L’accès à un nombre croissant de chaines, à toute heure de la journée, doit nous interpeler. Enfin, la durée moyenne passée devant la télévision, par jour, ne cesse d’augmenter en France. Nous nous inquiétons actuellement de ce que mangent nos enfants à la cantine, interrogeons-nous sur ce qu’ils visualisent à travers tous les écrans qui nous entourent.

Le mot de la fin revient à M. Desmurget, neurobiologiste et directeur de recherche à l’Inserm : « Le plus surprenant a été pour moi que les effets de la télévision sur la santé, la cognition ou la violence sont très consensuels dans la communauté scientifique compétente. Dans beaucoup de domaines, il y a souvent des études aux résultats plus ou moins divergents. Et là, c’est très peu le cas.  Le résultats les plus nouveaux et inattendus sont ceux sur la santé : obésité, sommeil, tabagisme, alcoolisme, sexualité. »

Offrons surtout à nos enfants la possibilité d’accéder à une activité physique et sportive qui permet le développement d’un bien-être physique et psychologique, qui a un effet bénéfique sur les performances dites académiques (résultats scolaires) et qui crée un lien social primordial que la télé n’offre pas !

Possibilité de lire l’article et surtout l’entretien avec Frederick Zimmerman (ces travaux portant sur l’influence de la télévision sur le comportement de l’enfant font référence dans ce type de recherche) sur Lemonde.fr.