Dr Arielle | Les dossiers chauds | Le sommeil | Sommeil lent...

1. Introduction | 2. Le sommeil lent et le sommeil paradoxal | 3. Programmation du sommeil humain : deux données
4. La période pubertaire | 5. Pour qu'ils soient en forme | 6. Les 4 règles d'or pour bien dormir | 7. Conclusion
8. Bibliographie


2. Le sommeil lent et le sommeil paradoxal

 

Trois à cinq cycles de sommeil se succèdent au cours d’une nuit, les cycles de début de nuit sont plus riches en sommeil lent profond, les cycles de fin de nuit plus riches en sommeil paradoxal.

Le sommeil lent (SL) : 75% d’une nuit de sommeil

  • Stade 1 :
    • l’endormissement
    • 10 % temps total de sommeil
    • Peut être réveillé par appel de son nom
  • Stade 2 :
    • « sommeil léger »
    • 45 % du temps total de sommeil
    • Peut être réveillé par une stimulation
  • Stades 3 et 4 :
    • « sommeil profond »
    • Première moitié de la nuit
    • 20 % du temps total de sommeil

Il faut secouer le dormeur pour le réveiller !

Le sommeil paradoxal (SP) ou Stade 5

  • 25 % du temps total de sommeil
  • EEG : tracé d’éveil avec activité importante des petits muscles de la face, des extrémités des membres et surtout des globes oculaires.
  • Plus d'hypotonie musculaire globale et totale.
  • Il est très difficile de réveiller le dormeur.
  • Fréquences cardiaque et respiratoire irrégulières.
  • Période des rêves.

Le sommeil correspond à une activité cyclique d’environ 90 mn comportant systématiquement une période de SL et une période de SP.

SP = on rêve intensément d’autant plus que la nuit avance.

La durée totale de sommeil est très variable d’un individu à un autre, les limites habituellement considérées comme normales se situent entre 6 et 10 heures. Elle varie également chez un même individu selon les saisons ou le rythme de vie. Elle dépend de critères familiaux (profil génétique), environnementaux et comportementaux.

Il n’y a que par la mauvaise qualité de l’éveil et des performances dans la journée qu’on peut juger d’un manque de sommeil.

Un adolescent insomniaque le soir, mais qui se réveille facilement le matin et reste performant dans la journée est simplement un court dormeur.

Par contre, la somnolence présente des conséquences très lourdes sur la santé et les performances scolaires. Tout le monde sait que le manque de sommeil est très nocif pour la mémoire, l’apprentissage et le caractère, mais des études très récentes prouvent que c’est également un facteur favorisant l’obésité et le diabète. 
À l’âge du permis de conduire, la privation de sommeil est la première cause des accidents de la circulation. La fatigue est également associée à une perturbation du seuil de la douleur (tolérance minorée en cas de fatigue par manque de sommeil) et a de très nombreux troubles fonctionnels (constipation, spasmes de la paupière, palpitations, sensations vertigineuses … céphalées). Ces derniers sont dits inquiétants, handicapants, capricieux mais ils sont toujours de bon pronostic.